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Modélisme/Modèles/Multiplex Cularis

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Introduction

Cularis (Multiplex)

Le Cularis est le grand frère de l'Easyglider, avec 2m61 d'envergure. J'ai vite été séduit par son élégance, et je pensais que le Cularis serait parfait comme premier planeur. La suite s'est révélée être une suite de déception. Malgré son esthétique que je ne remets pas en question, je n'aime pas ce planeur, vraisemblablement pour des raisons subjectives. Par contre un point objectif est que cet appareil revient trop cher pour le résultat obtenu. J'étais parti pour acheter un EasyGlider et aurais mieux fait de rester sur cette idée.

album photo

Caractéristiques

Données catalogue Données personnelles
Modélisme-Envergure.gif
Envergure
261 cm
Modélisme-Longueur.gif
Longeur
126 cm
Modélisme-Surface ailaire.gif
Surface ailaire
55 dm2
Modélisme-Poids.gif
Masse
1.6 kg avec accu
Modélisme-Charge ailaire.gif
Charge alaire
27 g / dm2 29 g / dm2
Centre de gravité 73 mm 90 mm
Modélisme-Télécommande.gif
Commandes
(débattements)
  • Direction
  • Profondeur
  • Ailerons
  • Flaps
Modélisme-Moteur électrique.gif
Moteur Electrique
Hyperion HP-Z3007-26
Hélice Aeronaut 9.5 x 5" carbon (rétractable)

Montage

Le montage a pris un peu plus de temps que je l'imaginais. Ayant déjà construit plusieurs appareils de chez Multiplex (en élapor), il m'a tout de même fallu 5 heures pour tout mettre en place. J'imagine que la plupart auront besoin de 1.5 à 2 fois ce temps.

Aucun problème à signaler lors du montage, si ce n'est le nombre de billes à placer dans la queue pour équilibrer l'appareil (dans mon cas: 2/3). La notice est claire, et il faut simplement être minutieux lors du montage et respecter les indications.

Essais

Le Cularis a été à la hauteur de ce que j'attendais dès le premier vol. A la surprise de tous, il ressemble à un planeur. A 10 mètres de soi, il est difficile de faire la différence entre de l'élapor et d'autres matériaux, du moins jusqu'au moment du piqué et que, de toute évidence, une masse de 1.5 kg ne restitue absolument rien.

Par contre, quelques surprise lors des premiers test d'acrobatie. Le manque d'inertie de l'appareil rendent le looping difficile, et je perds 100m d'altitude sur un tonneau. Après avoir reconfiguré ma télécommande pour l'utilisation des flaps comme ailerons (full span), le tonneau devient acceptable, mais tout de même très lent. Encore une fois, le manque d'inertie fait que la traînée stoppe rapidement l'appareil lors de mouvements rapides.

Lors des heures suivantes de vols, quelques problème se sont toutefois révélés.

Attache des ailes:
Les attaches d'aile sont de simple clips d'env. 1.5 cm de large. L'idée est excellente, mais la flanc du clip est incliné dans le mauvais sens. Le moindre effleurement de l'aile la déboîte, ainsi que les commandes des servos.

La solution la plus simple est de rigidifier la partie de l'aile sous le clip, et de placer une vis dans le clip (tarauder le clip au préalable). Cette vis empêche le clip de se déboîter.

Rigidité de la queue:
Le fuselage est pourvu d'une fibre de verre sur toute la longueur. Mais la queue est trop souple. Au moindre choc à l'atterrissage, la queue se fissure juste après la fibre.

Personnellement, j'ai opté pour des saignées et coller des tiges de carbone fines (env. 30 cm jusqu'au bout de la queue). La queue devient parfaitement stable.

Stabilisateur pendulaire:
Le stabilisateur est maintenu par deux flancs et un balancier. Tous sont en plastique. Les 2 flancs sont collés à la dérive.

A force de voler, un des flancs a fini par se décoller. Quelques gouttes de cyano (CA) pour la refixer ... et le balancier s'est retrouvé solidaire du flanc.

Cette erreur a contribué à la mise au cimetière du Cularis. Si c'était à refaire, je fixerais les 2 flancs en les vissant, plutôt que de les coller.

Charnières:
Les gouvernes sont prises dans l'élapor, comme sur tout modèle de chez Multiplex. On pourrait s'attendre à ce que les charnières s'attendrissent avec le temps, mais il n'en est rien.

Si vous voulez que les servos dirigent les gouvernes, plutôt qu'ils ne se battent contre les charnières, je recommande de les couper et de les fixer avec des charnières en fibre. Il suffit de faire une saignée dans les ailerons et d'y placer une lamelle de carbone pour rigidifier les gouvernes.

Gaines de cordes à piano:
Les gaines ont rapidement séché, les rendant très cassantes. Après un atterrissage en sous-vitesse et avoir fini sur le nez, ce qui a déchiré le fuselage entre le cockpit et l'emplanture, les gaines se sont fissurées.

Ceci pose 2 problèmes.

  • Les gaines sont supposées rigidifier le fuselage, ce qui n'est pas le cas.
  • En recollant le fuselage, la corde à piano de la profondeur s'est retrouvée soudée à la gaine.

Centrage:
Le centre de gravité est donné à 73mm du bord d'attaque. Si vous voulez gratter, ce centre de gravité est beaucoup trop avant. Personnellement, je l'ai reculé jusqu'à 90mm. La vitesse de décrochage a nettement diminué, et l'appareil est beaucoup plus réactif. Il est cependant aussi beaucoup plus vicieux.

Bilan

Le Cularis est un bon planeur et rempli correctement son cahier des charges. Toutefois, on peut remarquer quelques erreurs de jeunesse qui ne sont pas des moindres:

  • Ailes trop faciles à déboîter
  • Souplesse et fragilité de la queue
  • Difficulté de réparer le balancier du stabilisateur une fois le fuselage assemblé

Personnellement, j'ai apprécié le Cularis (c'était aussi mon premier planeur), mais je pense aussi que Multiplex va devoir apprendre à adapter ses techniques de construction. Ce qui marche bien pour de plus petits modèles devient assez contraignant à cette envergure. De plus je trouve que le Cularis est trop cher pour ce qu'il est à ce stade (plus de CHF. 800.- une fois monté). Le manque d'inertie de l'Elapor le rend peu évolutif. Il y a de nombreux modèles pour le même prix, certes plus fragiles, mais permettant aussi bien plus de figures une fois le modèle bien pris en main. Pour un apprentissage du planeur ou de la pente, un Easyglider ou un Arcus sont suffisants, tout en ayant un rapport qualité / prix plus intéressant.

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